Nous sommes debout à six heures et je ne sens pas bien le départ car nous sommes en plein nœud autoroutier. Cependant, à peine ai-je fini d’écrire ma pancarte « Kaiserslautern » que nous voilà parti dans un camion Trafic. Un homme d’une trentaine d’année qui justement cherchait sa route pour aller à Kaiserlautern. Il ne parlait pas un mot d’anglais mais nous avons tout de même pu avoir une communication succincte par geste et mots à moitié compris. Nous ne sommes vraiment plus très loin de la France et nous espérons y dormir ce soir…

 

 Seulement voilà ! Nous sommes coincés ! C’est maintenant, alors que nous avons dépassé tous les nœuds autoroutiers, que nous n’arrivons plus à avancer. Après deux bonnes heures cependant nous trouvons un dépannage.  C’est une dépanneuse allemande qui nous aidera à repartir. Il nous dépose plus loin en nous expliquant que ici, il y a plein de  « fransozen ». Mais, il n’y a pas un seul français et en plus il nous a fait sortir de l’autoroute ! Génial ! Et en plus, pour couronner le tout, voilà de la concurrence. Pas grave ! On va bien finir par partir. Et oui nous voilà remonté sur l’autoroute en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Nous sommes juste avant Saarbrücken la ville frontalière entre la France et L’Allemagne. Après dix minutes, revoici nos concurrents autostoppeurs qui réapparaissent, deux jeunes serbes qui veulent aller visiter Paris.

 

            Allez ce soir on dort en France ! Je ne sais pas comment mais on ne va pas s’arrêter à 50 km de la frontière ! Il n’est que 18heures !

            C’est avec un français qui travaille au Luxembourg que nous arriverons en France mais pas par Saarbrücken, par le Luxembourg. Au début, il pensait trouver une dernière aire de repos sur la route, mais non ! Il n’y en avait plus et du coup il nous laissera à la frontière Luxembourgeoise. Mais ça je le garde pour un dernier billet : Notre arrivée en France.