Ce
matin, nous avons presque réussi à nous lever à 7 heures ; 7 heures et
demie, ce n’est pas trop mal…Pourtant, nous ne partirons pas avant
9heures ; nous avons eu une discussion avec Seb, une personne d’un peu
moins de 30 ans qui fait parti d’une association pour des échanges
internationaux de jeunes. Ils viennent de finir un chantier sur la Médina.
Nous prenons donc le taxi un peu tard pour aller à la gare routière. L’épisode du bus est assez fun :
Le guichetier est en train de compter des billets, quatre copains autour de lui ; il a les mains pleines de billets de toutes sortes, il en perd un ou deux ! Maintenant, il engueule son collègue qui lui en refile une poignée de plus. Il se mouche puis boit un coup d’eau. Il s’éponge le visage ! Pendant ce temps, de notre côté, c’est pire, tout le monde passe devant nous ; Pierre demande enfin deux billets pour Kairouan pendant que je lui fais un rempart de mon corps ! Pas de bol ; pendant que le vendeur nous répond en arabe, des mains passent de tous les côtés, munies de billets et des mots arabes passent par-dessus nos épaules. Il finit par nous dire le prix en français.
Nous
montons dans le bus et tout de suite s’engage une guerre des rideaux ils sont
trop courts et tout le monde essaye de les accaparer. Il n’y a pas de clim et
il fait chaud. J’abandonne la partie car je préfère voir le paysage. Le trajet dure trois heures ; épuisé, je
m’endors un peu. Au réveil je vois un panneau « Bienvenue à Sousse ».
Je suis certain que nous nous sommes trompés de bus. J’entraîne Pierre dans mon
trip et dans mes appréhensions sur notre destination finale. Au bout d’une
heure le bus s’arrête. C’est Kairouan ? Non, ce n’est pas Kairouan !
Encore une bonne demi heure. Nous voilà donc rassurés ; le panneau devait
mentionner l’entrée dans la région de Sousse, tout simplement.
En arrivant, nous allons directement à l’hôtel et nous décidons de manger sur place surtout que grâce à la fameuse lettre de recommandation, le directeur nous accorde 20% de rabais. Après déjeuner, Pierre va faire sa sieste, il est deux heures et demie et nous nous donnons rendez vous à trois heures et demie. Je découvre une ville splendide, je me fais accoster par un gamin d’une quinzaine d’année qui m’amène jusqu’à la mosquée et ensuite tente de me suivre jusqu’à l’hôtel. Il ne me lâche pas avant que je lui lâche un Dinard et une cigarette.
De
retour à l’hôtel, je réveille Pierre parce que c’est maintenant le moment d’y
aller ! Et je m’écroule de tout mon long sur mon lit pour un
assoupissement de trois heures. En retournant dans la vielle ville,
rebelote ! Des gamins veulent toujours nous indiquer le chemin ; l’un
d’entre eux commence à nous suivre et j’informe Pierre de l’épisode qui m’était
arrivé. Pierre n’est pas réticent à ce qu’il nous suive, moi je ne suis
vraiment pas enthousiaste. Pierre lui explique clairement la situation :
s’il nous suit, il va nous falloir lui donner de l’argent et nous sommes
nous-mêmes partagés. La seule issue est de tirer à pile ou face : il
accepte. C’est pile et il doit nous abandonner. La ballade continue et nous
essuyons de nouveaux abordages. Je dois avouer qu’ici, ils sont moins
oppressants qu’en Chine. Bref ! Un vendeur nous invite à boire le thé et
nous entrons dans son magasin.
Un des marchands d’une vingtaine d’année
commence à nous raconter qu’il souhaiterait entrer en France. Il n’a pas de
métier et croit qu’il pourra trouver un travail facilement. Nous prenons le
temps de lui explique que, malheureusement, la réalité est toute
différente. L’ambiance reste détendue et
nous passons un bon moment. D’ailleurs, le premier vendeur nous invite le
lendemain midi pour un couscous chez lui. Nous ressortons donc sur cette
invitation.
Nous continuons donc notre balade dans la ville et nous nous perdons à nouveau. Un autre gamin nous aborde pour nous mettre sur la voie ; le renseignement me coûte une cigarette. Je lui en donne deux et du coup il nous accompagne jusqu’à la sortie de la ville. En sortant, nous retombons sur le premier, celui de pile ou face et nous sympathisons avec lui. Il nous accompagne au restaurant, un bouiboui dans lequel nous mangeons un poulet avec des frites. Pierre qui vient d’acheter un paquet de cigarettes pour le design en fait des photos et finit par le lui offrir ! En définitive, ces jeunes gens nous ont fait passer une soirée bien sympathique.
Nous rentrons à l’hôtel. Demain nous visiterons la ville le matin, avant d’aller manger le couscous chez notre nouvel ami, le vendeur de babouches et puis c’est le retour sur Tunis.
Commentaires
vous êtes mes héros.... Quelle pêche vous avez... Télè 7 Jours annonce l'emission de mercredi soir: Zone interdite. Nous serons tous devant nos télès YYYEEEEHHHHHHH !!!!!!!!!!! Bises Claudine
Clau clauJe viens de regarder l'émission Zone interdite sur votre périple en autostop! Bravo pour ce blog, c'est très bien raconté, vous nous faites rêver. Bonne route ;o)
LucieEh Pierre, Nasik en stop, ca c'est une idee qui est bonne,cependant, je pense qu'il faudrait partir maintenant, voir de suite... l'indien
Kumbh mela Nasik 2007