petit café dans un bar, retour à l’hôtel pour prendre une douche. Pendant que Pierre fini de se préparer, je retourne sur la place pour profiter du réseau Internet sans fil et trouver entre autre une liste d’adresse d’auberges de jeunesse. Reprise de l’autostop à 11heures, à la sortie du ferry, mais au bout d’une demi heure, nous avons bien compris que ce n’était pas la peine de chercher à pousser plus loin ; personne ne nous prendra à cet endroit. Les sorties de ville sont toujours très difficiles et prennent facilement une journée. Il est impossible de sortir de Messine par ce biais. Nous nous décidons donc à rejoindre la sortie de la ville pour nous poster à l’entrée de l’autoroute. Traversée la ville en deux heures, dont une pour nous restaurer. Seulement toujours impossible de décoller. Après deux heures à tenir la pancarte en plein soleil nouveau poste à une autre place moins fréquentée mais où il est plus facile d’aborder les véhicules. Stratégie payante, il ne nous faut pas moins d’une demi-heure pour partir. Nous voici donc à bord d’un car d’enfants sourds-muets qui nous dépose au péage à 10 kilomètres de Messine. Tous supers sympas et contents de nous voir avec la caméra que M6 nous a confiée. On les as interviewés, super ambiance dans le mini van. Au péage même rengaine, impossible pour les gens de s’arrêter ; nous décidons de partir en direction de l’aire de repos située à 1300m en marchant derrière le rail de sécurité… 30mètre plus loin, un viaduc ! Impossible de continuer. Nous descendons dans la vallée et passons par le village, magnifique, de Villafranca.

La recherche de la station service n’est pas évidente. Impossible de remonter sur l’autoroute ! Trois heures pour trouver le chemin. Mais nous voilà partis dans des talus escarpés au milieu d’une rivière à sec pour trouver l’entrée de l’aire d’autoroute.

Ca y est nous y sommes ! Petite bière, débarbouillage dans les toilettes et nous voilà repartis en prospection direction Trapani. On réussit à se faire pote avec le pompiste qui nous laisse demander aux gens si l’on peut monter avec eux. Et au bout d’une demi heure c’est lui qui nous aide à convaincre un couple d’une soixantaine d’années de nous embarquer.

Des gens adorables, lui parle anglais et nous discutons pendant 50 kilomètres. En arrivant ils essayent de nous aider à partir en demandant à quelques personnes de nous embarquer pour Trapani… Tentative infructueuse. Petite séance photos puis nous décidons de continuer l’autostop jusque 11heures du soir. Nous ne réussissons pas à partir.

Nous dormons sur l’aire de repos à la cow-boy sans même monter la tente ni nous déshabiller, à même le sol ; demain nous nous réveillerons avec le soleil.