…Celui de la rivière à quatre mètres de l’eau. Nous voici à Aoste, au pied du mont Blanc. Un réveil avec le super café de Pierre… et les journalistes. Dur de parler devant une caméra au réveil ! Heureusement, on a deux gars super sympathiques et puis ils m’ont rassurés : « si tu as du mal avec la caméra, tu ne réponds pas à mes questions puis quand tu veux dire quelque chose tu appelle la caméras… ». Après un petit déjeuner et une toilette dans le lavabo, nous avons du mal à décoller car cette aire d’autoroute est déserte. Nos prospections sont complètement infructueuses quand soudain je rencontre Arnaud, qui fait partie des anciens élèves de mon école BTS Force de Vente. Une lueur d’espoir s’installe ; malheureusement, ils sont au complet car ils vont baptiser la fille de son beau frère à Rome…Dommage mais tant pis, ça fait toujours plaisir de retrouver des personne que l’on connais dans ce genre de voyage. Puis nous rencontrons une femme que nous avions déjà croisée sur l’aire de Nemours qui fut surprise de nous voir ; nous avions été plus rapide en autostop qu’elle-même qui avait déjà une voiture…
Enfin après trois bonnes heures de prospections, nous réussissons enfin à embarquer dans un véhicule. Deux jeunes Italiens nous aident à décoller de cette aire d’Aoste ou nous étions en train de prendre racine. Nous n’avons pas beaucoup parlé avec eux… Cependant, ils nous amènent à un embranchement stratégique entre la route qui va vers l’est (Venise ; Trieste…) et la A1 qui descend vers le sud. Pierre a oublié son chapeau et ses lunettes dans la voiture ; il se rachète donc des lunettes, et une casquette. Le soleil est si fort que je décide de faire de même et nous voici, Pierre avec sa casquette Playboy et moi avec une casquette DG de la même couleur : l’équipe est formée. Un peu de mal à partir, encore une aire difficile. Coïncidence, nous nous étions arrêté sur la même aire l’année dernière avec Agnès
Puis nous réussissons à embarquer avec des Français vivant en Italie…Pierre à inauguré la pancarte Ralentare Autostopisti Simpatici et leurs a sorti un « speech » que j’ai raté à moitié en français et la moitié en Italien… Au moment où l’épouse nous explique que son français est si mauvais que personne ne nous prendra, le mari nous accepte. Nous nous trouvons donc dans la voiture avec le gars d’une soixantaine d’années, sa femme et son fils. Il commence à nous raconter que l’Italie que l’on connaît en France n’a rien avoir avec la véritable Italie ; que Chirac serre la main à un voyou (on comprend qu’il parlait de Zidane) et que la France pendant la guerre collaborait avec les nazi alors que l’Italie, elle, construisait son histoire … Et il embraye sur des propos limite révisionnistes.
Soudain, il s’aperçoit que je le filme alors il commence à me dire : « c’est out of record ». Au même moment, un camionneur nous klaxonne et indique une crevaison à l’arrière. Il s’arrête donc sur la bande d’arrêt d’urgence et au lieu de penser à changer sa roue, il s’occupe de faire effacer les bandes vidéo pendant que je commençais à démonter la roue de secours. Pas le temps de comprendre ce qu'il se passait quand il nous annonce : « Je vais devoir vous laisser ici », au milieu de nulle part sur la bande d’arrêt d’urgence d’une autoroute !
Les journalistes nous embarquent donc dans leur voiture, nous précisant bien que c’est inhabituel mais qu’ils y sont obligés parce que le clash à été provoqué par la présence des cameras. Ils nous déposent donc là où le gars aurait du nous lâcher… Bref le mec étais complètement parano et avait des choses à se reprocher. Pour tout le monde, la présence des caméras est difficile mais là, cet homme là avait vraiment un problème.
Nous voilà donc sur une aire de repos sur la A1. Pas plus de quinze minutes pour se faire embarquer à bord d’une BMW par un financier italien qui travaille dans la banque Fortis. Marco, le caméraman, embarque avec nous. Nous étions avec une personne d’une grande « classe ». Je me souviens d’une question de Marco :
- Arrêtez moi si je pose des questions indiscrètes.
Il lui répond :
- Il n’y a pas de questions indiscrètes, que des réponses indiscrètes et je vous y répondrai si je le veux… Arrivée le soir sur une grande aire de repos avec douche du coté de Modène (au dessus de Bologne). On a bien marché 2 kilomètres pour trouver un emplacement adéquat pour la nuit. Une fois l’endroit repéré, nous allons prendre une douche puis nous restaurer. Petit sandwich sur le parking avec une bouteille et nous plantons la tente dans le coin que nous avions repéré.
Encore une journée bien remplie…